Qu'est-ce que la MuseumWeek AI Academy ?+
Un parcours de formation conçu avec MuseumWeek pour les organisations culturelles. Il accompagne une institution du premier contact avec l'IA jusqu'à l'évaluation de ses usages, en six étapes : Comprendre, Gouverner, Pratiquer, Construire, Déployer et Piloter. Chaque étape associe les décisions de l'institution à la pratique des équipes et vise un résultat adapté au format choisi.
C'est pour qui ?+
D'abord des institutions, à travers quatre profils : la direction, les managers, le référent IA et les spécialistes métiers. Le référent IA, la personne qui portera l'IA dans le travail quotidien, est rarement informaticien ou informaticienne : dans un musée, c'est le plus souvent une personne qui tient déjà la communication ou la documentation, et qui le fera en plus de son métier. Musées et galeries d'un côté ; sites patrimoniaux, monuments et lieux de mémoire de l'autre. Festivals, centres d'art, fondations, écoles et réseaux professionnels entrent par une promotion ouverte avec le partenaire qui apporte le public. Les professionnels peuvent aussi suivre une mise à flot ou s'abonner à titre individuel, avant que leur institution ne s'engage ou pour garder le cap entre deux parcours.
Former le personnel à l'IA est-il une obligation ?+
Dans l'Union européenne, oui pour les organisations qui utilisent l'IA dans leur activité : depuis le 2 février 2025, l'article 4 du règlement européen sur l'intelligence artificielle leur demande de prendre des mesures pour assurer, autant que possible, un niveau suffisant de maîtrise de l'IA chez leur personnel et chez les personnes qui l'utilisent pour leur compte. Ce niveau s'apprécie selon les connaissances de chacun et le contexte d'usage. L'Academy y répond par profil : chaque participant repart avec des savoirs, des savoir-faire et des outils adaptés à sa fonction.
Qu'est-ce qui la distingue des autres formations IA ?+
La différence tient au point de sortie : chaque format annonce le résultat produit, de la position institutionnelle jusqu'à la tâche automatisée et mesurée. La direction et le référent IA travaillent ensemble sur les cas de l'institution, et gardent leurs instruments : grille de cartographie, charte IA, critères d'acceptation et compteur de coûts. C'est aussi ce que demandent les musées : l'enquête UNESCO-ICOM 2026 souligne que le besoin ne porte pas seulement sur davantage de formation, mais sur un accompagnement continu, propre aux musées et tourné vers la pratique, qui associe compétences techniques, réflexion éthique et échanges entre pairs.
Et nos collections, nos données, nos droits ?+
C'est l'étape Gouverner, et elle vient en deuxième position, pas à la fin. Notre enquête montre que le sujet est d'abord déontologique : 52 % des professionnels interrogés citent les préoccupations éthiques parmi les freins de leur organisation, deux fois plus que les questions juridiques (27 %). Dans l'usage, les difficultés rencontrées sont très concrètes : parmi les musées qui utilisent déjà l'IA, l'enquête UNESCO-ICOM 2026 place en tête l'exactitude des contenus produits (79 %), le droit d'auteur et la propriété intellectuelle (63 %), puis la protection des données (61 %). On commence donc par ce que l'institution s'autorise et au nom de quoi, avant d'écrire la règle des données : ce qui peut entrer dans un outil et ce qui ne le peut pas, comme les fonds sous droits, les données personnelles de visiteurs ou la documentation non publiée. On installe ensuite les garde-fous correspondants dans chaque assistant. La validation scientifique et éditoriale reste toujours humaine : aucun format ne propose de s'en passer. 81 % des musées qui utilisent l'IA déclarent d'ailleurs faire toujours relire ce qu'elle produit avant de l'utiliser ou de le publier.
Et l'impact environnemental de l'IA ?+
Utiliser l'IA consomme de l'énergie : la question est légitime, surtout pour des institutions engagées sur le climat. Elle relève de l'étape Gouverner. Il s'agit de décider quelles tâches justifient un outil d'IA et lesquelles non, de préférer l'outil le plus simple qui suffit, et d'inscrire ces choix dans la charte. Dans l'enquête UNESCO-ICOM 2026, 47 % des musées qui utilisent l'IA citent son impact environnemental parmi les difficultés rencontrées ; 29 % seulement déclarent en tenir compte dans leur usage. L'objectif n'est pas d'utiliser l'IA partout, mais là où elle sert vraiment, selon le principe de nécessité que défend aussi le Metropolitan Museum of Art dans ses réponses à l'enquête.
L'IA va-t-elle remplacer des métiers dans nos équipes ?+
Deux professionnels sur trois interrogés en 2025 souhaitent mieux comprendre ce que l'IA change au travail culturel et aux métiers : la question se pose, et elle se traite ouvertement. Côté institutions, 35 % des musées qui utilisent l'IA citent son effet sur les métiers parmi les difficultés rencontrées ; dans leurs réponses libres, les musées la décrivent le plus souvent comme un appui au jugement professionnel, pas comme un substitut (enquête UNESCO-ICOM 2026). La formation part des tâches, pas des postes : ce qu'un outil peut préparer, et ce qui reste un jugement humain, comme la validation scientifique, le choix éditorial ou la relation avec les publics. Chaque tâche automatisée garde un point de contrôle humain. Le but est de rendre du temps au cœur du métier, pas de réduire les équipes.
Quels sont les formats ?+
Chaque programme se compose à partir de votre profil, des attendus choisis et du niveau visé pour chacun : Initiation, Intermédiaire ou Maîtrise. Quatre programmes types servent de repères pour les institutions : un briefing de direction de 3 heures, une immersion d'une journée, un atelier pratique de deux jours et un parcours accompagné de 8 à 12 semaines. Les particuliers rejoignent une promotion inter-institutions en ligne, aux niveaux Initiation et Intermédiaire. Ensuite, l'abonnement reste facultatif : il comprend une lettre de veille et un live mensuel ; une deuxième séance live peut être prévue selon la formule. Les exercices de rappel sont asynchrones et ne remplacent pas les séances en direct.
Quelles compétences les participants développent-ils ?+
Trois niveaux d'usage, enseignés dans cet ordre : l'assistant, qui vous répond ; le collaborateur, qui travaille avec vous ; l'opérateur, qui tient une tâche. Et quatre compétences : délégation, description, discernement, diligence, reprises du cadre AI Fluency, conçu par les professeurs Joseph Feller (University College Cork) et Rick Dakan (Ringling College) avec Anthropic. Les participants du parcours accompagné terminent par un bilan individuel sur les quatre.
Combien ça coûte ?+
Le prix découle des heures en session. Pour une institution : 400 € HT de l'heure jusqu'à 12 heures, 300 € HT au-delà, avec un minimum de 1 200 € HT, pour un groupe de 12 personnes au plus. Les programmes types reviennent à 1 200 € HT pour le briefing, 2 400 € HT pour l'immersion, 4 800 € HT pour l'atelier pratique et 13 200 € HT pour le parcours accompagné. À titre individuel, en promotion inter-institutions : 40 € TTC par heure de session. Les abonnements individuels sont affichés à 15 € par mois ou 150 € par an, et à 39 € par mois ou 390 € par an pour le suivi renforcé ; le tarif annuel revient à deux mois offerts. Les abonnements d'équipe sont affichés à 690 € HT ou 4 800 € HT par an ; la fréquence des lives et le niveau de personnalisation sont précisés au devis, avec un tarif annuel réduit. Pour les institutions, le devis final dépend aussi du pays, de la langue, du nombre d'institutions et du présentiel ; les frais de déplacement ne sont pas inclus. Les tarifs restent des repères à confirmer avec le partenaire.
Faut-il savoir coder ?+
Non. Le référent IA est le plus souvent une personne de la communication, de la documentation, des publics ou de l'administration. Les formats pratiques demandent surtout de connaître un processus réel de l'institution et d'apporter quelques documents non sensibles sur lesquels travailler.
Qui enseigne, et en quelles langues ?+
Les sessions sont animées par Benjamin Benita et Shiran Ben Abderrazak. Benjamin apporte l'expérience des musées, de l'adoption institutionnelle et de la gouvernance ; Shiran, celle des produits IA, de l'automatisation et de l'économie créative. La formation est proposée en français et en anglais, sur place ou à distance.
Comment on commence ?+
Choisissez un profil et des objectifs dans « Définir sa formule », puis envoyez-nous votre programme pour recevoir des dates et un devis. Vous pouvez aussi nous écrire directement avec la taille de votre équipe, un processus à améliorer et le temps disponible. Un entretien de cadrage de trente minutes permet de préciser le point de départ.